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Visite au Père Lachaise – Parte Ouane
11/09/08
Hé oui, aujourd’hui, un titre « normal », même pas tiré par les cheveux, ni débile, ni naze. Juste un titre simple, qui annonce la couleur d’entrée de jeu.
Oui, je suis allée au Père Lachaise, oui je vais vous en parler, et oui, normalement y’aura d’autres épisodes. (C’est que j’prends en compte les remarques que l’on me fait, notamment sur la longueur de mes écrits !!)
Normalement, tout le monde sait que le Père Lachaise est un cimetière parisien et là donc, je vous vois déjà vous dire « Pourquoi elle veut parler de tombes cette con ? ». Bah parce que je l’aime ce cimetière et que j’aime à partager les anecdotes dont je suis friande et tout ce que j’en connais (pas grand chose en vrai, mais chut)
Oui, depuis très longtemps, j’éprouve une sorte de « fascination » ou en tout cas un intérêt tout particulier pour ce lieu de repos éternel. Et pas seulement parce que Jim Morrison y est enterré (oué j’t'ai entendu toi la-bas).
Ma première visite remonte à quasiment dix ans et je n’avais qu’une envie, y retourner. (je suis longue à la détente parfois, c’est vrai)
Comme je ne suis pas le Père Aimé, je me contrefous de savoir que ce cimetière fut conçut par Brongniart et qu’il a ouvert ses portes (ou ses trous finalement) en 1804 puis, qu’il a connu des agrandissements entre 1824 et 1850 pour finalement atteindre ses 44 hectares actuels.
Et justement, 44 hectares, moi je me rends jamais bien compte de ce que ça peut faire mais une fois que tu y es, tu piges très vite. C’est immense ! Surtout qu’il est érigé sur une colline, l’une des 7 présentes sur la capitale.
Donc faut le savoir, si vous décidez d’aller le visiter, prévoyez quand même une bonne paire de grolles (ni les ballerines ni les converses ne sont adaptés aux pavés !) et la bouteille de flotte, surtout s’il fait chaud.
Lundi dernier donc, profitant non seulement d’une visite amicale surprise mais surtout d’un superbe après-midi ensoleillé comme peut nous l’offrir le mois de septembre, nous voilà parties à la conquête du cimetière le plus visité au monde.
Nous n’avions que 2 heures devant nous, ce qui est bien évidemment insuffisant pour tout voir, et nous sommes donc contentés des sépultures les plus « intéressantes » et à notre portée. (par exemple, Edith Piaf, elle est tout en haut, près de l’entrée Gambetta, si bien que je l’ai jamais « vu ». Ce sera pour la prochaine)
Autre conseil si vous voulez organiser au mieux votre visite, allez voir avant le plan sur le net pour situer les tombes et mieux, vous faire votre petit itinéraire. Parce que le plan distribué par la mairie de Paris a beau être gratuit, il n’en est pas moins super mal foutu. (au pire sinon, les commerçants autour se feront un plaisir de te vendre un merveilleux plan super grand, pour la modique somme de 2€)
Ça vous évitera surtout de galérer comme une kossovar avec votre plan à la main, marchant à travers les tombes d’anonymes, scrutant les panneaux d’indications de rues, et gueulant à votre collègue « C’est par làààààà j’te dis » (pourtant j’avais rien bu !)
Evidemment, vous ne serez pas surpris en apprenant que la première tombe vers laquelle nous nous sommes dirigées a été celle de….. de… (putain suspens whouu)… JAMES DOUGLAS MORRISON ! (aaaah jim !)
Normal quoi…
Mais en chemin, nous avons tout d’abord croisé cet obélisque :
A croire que ce genre de monuments avait la côte au 19è siècle puisqu’il y en a dans tous les coins, de plus ou moins grandes tailles selon la richesse de « l’habitant ».
Mais pourquoi avoir photographier celui-ci en particulier me direz-vous ?
Tout simplement parce qu’il s’agit de la tombe de Branly, qui non content d’avoir donné son nom à de nombreuses écoles et autres bâtiments officiels, a contribué à l’invention de la Télégraphie Sans Fil. Autrement dit la TSF, autrement dit la radio. Il avait donc sa place sur mon blog qui parle de musique !
Sans lui, ptêt qu’on aurait jamais entendu les grosses têtes rendez-vous compte !
Et puis musique toujours, puisqu’à quelques mètres de là se trouve une vieille tombe qui a la particularité d’être toujours très bien entretenu et très fleurie malgré son « age »…
Celle de Frédéric Chopin, pianiste et compositeur polonais qui visiblement, conserve toujours énormément d’adeptes malgré sa mort il y a plus de 150 ans, vu la multitude de bouquets fleurs qui s’amoncellent sur sa sépulture. (Il est d’ailleurs inscrit sur la petite feuille de ne pas mettre le papier avec les fleurs, histoire que ça fasse plus joli quoi)
Juste en face, et là, ça m’a fait mal au cœur quand même vu comme Chopin est fleuri… La pauvre tombe toute moche et riquiqui de Pierre Desproges. Un mec aussi génial dans son art, et partit si tôt mériterait plus à mon avis…

(Limite les gens n’y font pas gaffe tellement elle est insignifiante !)
C’est là aussi qu’on a perdu un quart d’heure à tourner autour de cette (putain) de 11è division, vu que je sais toujours aussi bien lire un plan et que j’étais persuadée de trouver Jim dans ce coin.
(oh ça va hein, c’pas la peine de ricaner, vu le nombres de touristes égarés qu’on a vus là et retrouvés ensuite près de la tombe de Morrison, c’est que vraiment le plan offert est tout pourrave !!)

Ça nous a permis de voir combien la nature aime à reprendre ses droits aussi !
Finalement cette fameuse tombe, la plus visitée du cimetière et qui fait l’objet d’un véritable culte (normal pour un Dieu), se trouve dans la 6ème division et est entourée depuis quelques années par des barrières afin d’éviter les débordements, les tags, les réunions en tous genres – jim es-tu là ?, etc…
(j’y avais même vus deux cow-boys de la police lors de ma première visite. Ils se faisaient chier comme des rats morts)
Alors oui, elle est moche, oui elle est coincée autour de plein de grands autres trucs, et oui y’a rien de spécial à y voir. (et non y’a quasiment pas de fleurs vu qu’on peut pas l’approcher à moins de 1m50)
La faute aux (cons de) fans tout ça…
A sa mort, en 1971, un buste fut installé sur le haut de la pierre tombale (elle-même recouverte par la suite de mots à la gloire de jim), puis volée, puis remplacée quelques années plus tard, puis re-volée.
La famille a donc finalement décidée que les fans étant trop cons, y’avait pas besoin d’un buste de Jim. Aujourd’hui, seule la mèche (le clou ?) persiste.
Par contre, si vous avez de bons yeux, vous pourrez lire une inscription en grec sur la plaque.
Mais je pense aux taupes et j’ai fait un zoom… (même qu’on voit toujours pas en fait ! lol)
La phrase est KATA TON AIMONA EAYTOY et a été composée par son père, l’Amiral Morrison.
Je n’ai evidemment pas fait de grec, mais on pourrait la traduire par « en accord avec ce que la conscience considère comme étant bien ».
En gros, ça veut dire que Jim Morrison a toujours été fidèle à ses idées, ce en quoi il croyait, et non aux règles de la société. Il faisait comme bon lui semblait ! (Comme moi quoi ^^)
Pour finir sur ce petit chapitre Morrison, une question : « Pourquoi a t’il décidé de se faire enterrer en France, au Père Lachaise ? »
Il faut savoir que Jim Morrison a toujours aimé la France et Paris plus particulièrement. Il y avait trouvé refuge à la fin de sa vie (même s’il savait pas que c’était la fin mais bon) pour échapper à son statut de rock star qu’il ne pouvait plus voir en peinture, à la célébrité qu’il avait de plus en plus de mal à supporter et surtout pour y peaufiner et se consacrer à ses écrits et sa poésie qu’il considérait plus en accord avec ce qu’il était. Alors à l’image de l’un de ses auteurs préférés, Oscar Wilde, qui avait vécu et est mort à Paris, il a voulu se faire enterrer au même endroit.
Même si evidemment, la famille et les membres des Doors auraient préférés que sa dépouille repose aux états-unis et que la Mairie s’en serait bien passé aussi vu comme les « fans » ont tendance à saccager les tombes et arbres alentours ! (à coup de « jim c’est par-là » « the lizark king is here », ce genre de débilités)
D’ailleurs, le sujet du transfert du corps revient régulièrement sur le tapis… (mais nan, on l’a, on l’garde !
Þ)
Quelques tombes « marrantes » croisées ensuite….
(faut pas hésiter à cliquer sur les photos pour mieux voir !)

La famille « Cerceuil »…. z’ont dû avoir des prix !

Le caveau de Bruce Wayne ?
Non celui de la famille Gaumont ! (ça s’invente pas !!)
Un petit malin a même pris soin de « graver » batman
(ahahah, c’que le touriste est blagueur)
Les bras aussi, au même titre que les obélisques, avaient l’air très prisés… Je n’en ai croisés que par deux fois, mais quelque chose me dit qu’il doit y en avoir d’autres !
Ça nous a permis de faire les débiles, avec Caro dans le rôle de la candidate et moi dans le rôle de Julien Lepers (ouéouéouééé… les mains sur le buzzer… un indice chez vous sur votre écran… top… je suis…)
Cette sépulture appartient à un couple, et où l’on voit un bras sortir de chaque tombe.
Perso je trouve ça super glauque, mais même mon frangin a trouvé ça romantique… (moué)

Ce bleu-là, ça te saute un peu à la gueule dans une allée où tout est gris !
Famille CARRE – dedans, z’ont dû être facile à ranger ! ;o)
Caroline tenait ensuite à visiter la tombe des plus vieux maccabés présents, celle d’Héloïse et Abelard, les amants légendaires. (Je vais pas vous faire la story surtout que je connais absolument pas les détails mais en gros, c’était une pauvre gourdasse qu’est tombé amoureuse de son professeur, ils ont été séparés, exilés, se sont écrit des lettres d’amours enflammés comme jamais on t’a écrit, blablabla, l’amour fou quoi – pfff)
Ces (supposés) restes ainsi que ceux de Molière et de La Fontaine ont été rapatriés à l’ouverture du cimetière et ont constitués ainsi une espèce d’opération marketing avant l’heure et qui visait à faire enterrer leurs morts aux parigots totalement réfractaires à ce cimetière !
Malheureusement, le monument (classé) des deux lovers étant actuellement en travaux de restauration, nous n’avons pas pu voir grand chose, à part sa taille imposante.
Et puis enfin, nous arrivions au gigantesque mausolée de la Princesse Elisabeth de Démidoff (enfin c’est aussi celui de sa famille – la famille Strogonoff, comme le boeuf – mais c’est surtout elle qui est mise en avant !).
Il surplombe tout le cimetière et se trouve même quasiment pile au milieu. Pourtant, il n’apparait pas sur les cartes ! (bizarre bizarre, mais nous allons voir que ce n’est pas tout)
Bon en vrai on voit pas là mais le machin est super balèze, repérable des centaines de mètres à la ronde tellement il est plus grand que tout le reste !
Plus que le monument pourtant chargé symboliquement (il me faudrait un article entier et des connaissances supplémentaires pour décrypter les signes laissés sur ces murs), c’est la « légende » qui l’entoure qui m’a toujours fasciné !
En effet, à son décès en 1818, cette coquine de princesse décida d’inclure une clause à son testament, stipulant qu’elle lèguerait une très forte somme de francs Or à quiconque passerait une année entière, de nuit, dans la crypte parmi tonton, tata, beau-frère et toute la clique (vu la taille du machin, ils doivent être nombreux !!)
Plus d’un s’y est essayé mais aucun ne put y rester plus de 24 heures, victimes d’étranges apparitions (hallucinations ?) et leur causant une trouille pas possible voire même la folie pour certains.
La mairie de Paris décida qu’il était temps de faire arrêter ces conneries de popoff, et réussira à rendre caduque cette clause quelques temps plus tard ! (Mais pourtant, pendant des années, nombreux plaisantins se sont fait enfermés dans l’enceinte du cimetière pour aller faire coucou à Princesse, qui parait-il exaucerait les vœux. Sauf qu’en échange tu deviens tout pas bien – c’est ce qu’on m’a dit !)
L’heure de notre départ approchait et il fallait absolument que j’aille montrer à Caroline, ma tombe préférée, celle du gisant Victor Noir…
Mais en chemin, avant d’y arriver, nous avons croisés plusieurs personnages….
Hahnemann, le créateur de l’homéopathie (d’ailleurs, quand on regarde l’inscription on s’rend compte que le mot a perdu son « e dans l’o »)

La photo n’est pas retouchée, mate ses yeux, ça fait flipper nan ?
Gilbert Becaud qui conserve à l’évidence beaucoup d’admirateurs vu comme sa tombe est fleurie et remplie d’hommages…
…Comparée à celle de Marie Trintignant tout à côté et qui est plutôt, morne
Et là, peut être que ça expliquera l’absence de fleurs, mais l’empathe que je suis s’est vite vite barrée de là tellement l’ambiance était lourde, voire malsaine !!
(ça sent l’esprit pas parti ça, moijte l’dit !-brrrr ça fout les choquottes hein !
D)
Entre ces deux tombes, se trouve même celle de Sophie Daumier, comédienne ayant œuvré avec Guy Bedos, mais que je n’ai pas prise en photo puisque peu de gens se souviennent d’elle… (mais j’aurais dû en fait, la faute à la trintignant qui m’a perturbée tiens !!)
Et enfin, après un crapahutage sur les hauteurs du Père Lachaise, et en marchant sur la longue allée transversale….
…enfin je distinguais au loin les courbes de mon gisant préféré….
Victor Noir, de son vrai nom Yvan Salmon était un journaliste de 22 ans, dans le canard républicain « La Marseillaise ».
Un jour de 1871, ce jeune con (y’a pas d’autres mots) décida de provoquer en duel un cousin de Napoléon, et ce au nom d’un confrère (c’est pour ça que je dis qu’il était con un peu).
Le cousin a peine énervé et qui partait pas au quart de tour du tout lui tira juste une balle en plein cœur, tuant ainsi sur le coup ce pauvre Victor qui dit-on, devait se marier le lendemain.
En 1891, la dépouille de Victor Noir devenu entre temps un symbole de la liberté de la presse fut transféré au Père Lachaise où l’on décida de le représenter tel qu’il avait dû être à sa mort par une statue de bronze grandeur nature.
Les mains y sont donc relâchées, la bouche légèrement entrouverte, son chapeau est tombé à ses pieds, et puis surtout… son pantalon dégrafé laisse apparaitre une bosse relativement généreuse !
) (Dernier hommage à sa virilité ???)
Et si vous regardez bien la photographie, vous verrez que certains parties de la statue sont complètement lustrées….
En effet, sans qu’on ne sache vraiment pourquoi, on a prêté (et même encore maintenant) des pouvoirs surnaturels à ce gisant.
La légende veut que les femmes souhaitant voir l’élu de leur cœur se rapprocher d’elles, placent une fleur dans le chapeau puis donnent un baiser au jeune héros.
Celles qui souhaitent un brin de richesse devront quant à elles frotter l’intérieur d’une main (putain j’ai frotté comme une malade moi !
D)
Celles qui souhaitent être plus fertile ou tomber enceinte, n’ont qu’à frotter la fameuse bosse… (bon là, j’ai pas touché moi)
Et celles qui veulent que leurs amours durent toujours touchent l’emplacement du cœur (puisque c’est là qu’il a pris sa bastos)
Mais je n’ai pas parlé des chaussures ! Bah oui, vous voyez bien qu’elles aussi ne sont pas vert-de-gris.
Et bien c’est parce que comme toutes les légendes, il en existe plusieurs versions puisqu’évidemment, inventées de toutes pièces !….
Au fil des années, il n’a donc pas été rare pour les gardiens du cimetière de surprendre des dames « montées » sur le gisant, sans culotte, se frotter là où elles pouvaient. (et donc sur les godasses aussi, bande de dégueulasses !)
C’est d’ailleurs pour cette raison que la mairie de paris avait fait mettre des barrières tout autour il y a 5/6 ans mais qu’elle a dû faire enlever devant les nombreuses protestations ! (on veut s’frotter nous ! ouéééé ! ahahaha)
Il était temps presque temps de laisser ce pauvre Victor et de partir, mais avant, je voulais aller faire coucou à la tombe la plus fleurie de tout le cimetière….
Celle d’Allan Kardec, le « père » du Spiritisme.
(le premier a avoir étudié d’un point de vue philosophique, les tables qui tournent.
Jeu très à la mode, et pourtant Ô combien dangereux, à la fin du 19è)
Là encore, une légende existe pour expliquer toutes ces fleurs présentes sur la tombe de celui qui s’est appelé jusqu’à ses 50 ans Léon-Hippolyte-Denizart Rivail et mort en 1869.
En effet, on raconte que vous avez la possibilité de faire un vœu auprès du buste d’Allan Kardec, de prendre une fleur et de revenir y déposer un bouquet entier si le vœu s’est réalisé.
A en juger au nombre, faut croire que ça marche !! ;o)
En attendant, vous pouvez toujours méditer sur la devise inscrite sur le haut du dolmen (pourtant pas breton le mec mais bon) « Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la Loi »
C’en était fini de notre petit tour des célébrités….
J’ai vraiment hâte d’y retourner en tout cas, et pourquoi pas même d’y suivre des conférences afin d’en apprendre encore plus. (44 hectares…. ça doit regorger d’histoires, j’adore ! ^^)
Je n’ai pas tout vu, je n’ai pas pris tous ceux que je voulais en photo et je compte bien le faire très prochainement !
J’espère que vous avez appréciée cette « visite », et bien sûr je ne saurais que trop vous conseillez de vous y rendre, le calme et le silence qui règnent étant très… reposant !
Pour finir, une chanson (normal), celle que l’on diffuse lors des enterrements (même ma mère me l’a demandée, elle est grave), il s’agit bien sûr du fameux Adagio d’Albinoni.
Mais étant donné que la version originale (de 14 minutes !!) donne irrémédiablement envie de se coller la tête dans le four, je vous propose plutôt la version de…… THE DOORS !!
D
Qui n’est finalement pas très différente, mais en tout cas, beaucoup plus courte !
C’est celle-là même que l’on peut entendre à la fin du film d’Oliver Stone et où Jim déclame son American Prayer.
Et pour vérifier si vous avez écouté jusqu’au bout le morceau…. Il dit quoi Jim à la fin ? ;o)
Le bar qui vaut rien
6/09/08
En pleine frénésie de concerts ces derniers temps, je m’étais mis en tête d’aller voir jouer les Rascals (d’où mon titre à peine tiré par les cheveux) à la Flèche d’Or hier soir.
Il y a 15 jours en effet, lors du concert des Last Shadow Puppets à l’Olympia, nous avions eu droit parmi la douzaine distribué, au petit flyer annonçant le « show » d’un des 2 membres (Miles Kane) avec son autre groupe (je sais pas si c’est clair ce que je viens de dire, mais je suis fatiguée, ça joue) dans le cadre du festival Wild Cards
Depuis longtemps je m’étais dit que ce serait sympa d’aller dans ce bar qui offre régulièrement des concerts plutôt intimistes étant donné la petitesse du lieu, une ancienne gare reconvertie en salle de « spectacles ».
(capacité de 400 personnes qu’ils disent sur le site, moué…)
Mais sortir sur Paris quand on est une pauvre provinciale comme moi (Si ! La seine et marne, ça a beau être à 45 bornes de paris, moijteldi, c’est la province !!) c’est toute une organisation.
Parce que la voiture dans mon cas, c’est niet (mais-euh, j’fais qu’est ce qu’j'veux ! Même flipper de conduire à Paris si ça me chante !)
Et puis surtout parce que prendre le RER passé 22h, ça m’dit (ni dimanche) pas plus que ça ! (j’ai pas fait de judo moi)
Il fallait donc que je trouve une personne, gentille, aimable, généreuse et parisienne qui accepterait de me voir squatter le matelas gonflable.
C’est donc tout naturellement que mon choix s’est porté sur Sappho (oué encore), qui comme tout le monde le sait maintenant, est dotée d’une paire de seins magnifiques sur laquelle elle met des soutifs avec du rose dessus :

(mon égarée -la seule- de la soirée !
))
L’un de mes grands plaisirs aussi, est de prendre en photo mes copines
qui sortent de la salle de bains !!
Et pourtant, jusqu’au dernier moment, je ne savais pas si j’irais à ce fichu concert.
C’était mon petit suspens de la semaine.
Parce que premièrement, faut savoir que les concerts de la Flèche d’Or sont gratuits…
Deuxièmement, crevée de notre semaine de boulot, on (enfin surtout elle !:oÞ) savait pas si on tiendrait le choc,
et troisièmement, bah y’en a pas mais ça fait toujours mieux d’aller au moins jusqu’à 3 lors d’une énumération.
Non, ce qui nous faisait le plus peur, c’était ce côté gratuit.
Parce que c’est bien sympa de pas payer pour voir un groupe mais du coup, tout les mélomanes fauchés s’y retrouvent.
Et nous, être compacté dans une foule puante, ça nous emballait pas plus que ça. (surtout quand tu prends le métro toute la semaine, t’as comme un goût de déjà-vu)
Pour couronner le tout, j’avais lu l’après-midi même sur un forum que lors du passage de Keziah Jones, des gens avaient commencé à faire la queue dès 14h pour être sûrs de rentrer et que ç’avait été finalement un merdier pas possible dedans !!
Bref, on se décide à y aller, advienne que pourra et après une pizza (normal quoi) au jambon pourri et un tonneau de rosé chacune, nous voilà parties à la conquête du PC2 pour rejoindre le bar.
(PC2, c’est pas pour PlanCulx2, on aurait préféré remarque, mais non ça veut juste dire que c’est le bus qui se tape la PetiteCouronne)
Arrivées à notre station, en parisiennes pure souche, nous sommes parties évidemment dans la direction opposée (c’est pas comme si on avait pas l’habitude de se tromper à chaque fois), pour finalement dégainer nos choupers portables 3G afin de demander de l’aide à mappy. (♫ Loooocalisez-moi….tout de suiiiiiteuuh, et plus viiiiteuh ♪)
Finalement, c’est là que je me suis rendue compte que la Flèche d’Or niveau transports, c’est très mal desservi, ce qui t’avoueras, est quand même très con pour une ancienne gare…
Après donc 50 bornes à pieds (bon ok, une dizaine de minutes de marche en vrai), à travers un quartier de Paris qui ressemble étrangement à un petit village, nous voici enfin devant la Flèche d’Or où finalement peu de monde est encore présent (c’était dehors c’est vrai donc à part des fumeurs…)
On attend que blackos n°1 est fini de raconter sa vie à blackos n°2 et enfin nous entrons, et évitons le vestiaire, pour nous plonger dans la marmite dorée où déjà, le premier groupe s’en donne à cœur joie sur la petite scène.
Nandedieu qu’il fait chaud la-d’dans !! O_O
Déjà échaudée par notre petite marche (surtout moi, m’en faut peu en plus), j’ai toutes les peines du monde à faire revenir mon corps à une température décente. (en fait, je te le dis lecteur, j’ai jamais pu)
Premier constat alors que nous sommes au pied de la scène, finalement, y’a pas tant de monde que ça ! Chouette ! Si ça s’trouve, les Rascals, personne connait et on a donc ptêt une chance d’être peinardes.
Sauf qu’il est même pas 21h…. (j’assume ma naïveté
Þ)
Sappho déjà fatiguée (c’est qu’elle est plus toute jeune mémère) me dit qu’elle compte pas faire le pied de grue debout devant la scène (ah bon pourquoi ?) toute la soirée et propose donc une tentative de places assises dans la petite salle derrière (mais on voit quand même la scène, selon où tu t’assois)
Je dis « tentative » parce que c’est pas comme si t’avait l’embarras du choix…. Un mur de canapé (donc maxi, tu mets 20 personnes) et quelques pauvres petits tabourets.
Tout ça pour contenter les quelques 400 possibles personnes qui peuvent entrer.
On s’offre à boire (une bière fadasse à 5€ et une vodka-pomme à 7€, devine kikabukoi) et on se trouve enfin une petite place, sur des tabourets d’abord puis sur le canapé ensuite alors que The Week That Was finit son set que nous avons écouté d’une oreille distraite. (c’était gentil, voir le space)
Il fait toujours aussi chaud et petit à petit la salle se remplit.

Secrètement, Sappho commence à espérer que les rascals se la jouent doherty-cavàvins, ce qui nous ferait rentrer plus tôt ou qu’au mieux, la playlist ne soit pas respectée comme sur l’affiche. (Le groupe était prévu en 3ème position !)
La pause (interminable) touche à sa fin et le deuxième groupe annoncé, The Acorn, arrive sur scène pour son set méga-mou. (pareil, voir le space si t’es curieux)
Et là, c’est pas d’une oreille distraite mais carrément fermée que nous avons subit ce groupe.
D’une parce que faut avouer, c’était bien naze (j’aime pas les trucs mous, je l’ai déjà dit nan ?) et chiant comme la pluie (d’ailleurs il avait plu) pis surtout, on était trop occupés à jouer les vamps sur notre canap’ en sky en attendant notre groupe.
Mais les vamps, pas les filles sexy à la Jessica Rabbit (même si on l’est, sexy
D)
Non non, les vamps version mémères qui critiquent tout ce qui passent à porté de zyeux.
On a donc vomi sur tous ces couples présents, même que dans le lot, y’avait pas mal de moches (putain mais nous on est pourtant pas moches merde !! :’o/)
On a rigolé comme des dindes quand au même moment on s’est penché l’une vers l’autre pour se dire la même chose à savoir « putain regarde le trop-laid là-bas » ! (ah si si, il était vraiment pas beau !!)
On a bien sûr critiqué le look des gens. D’ailleurs même si c’était la populace branchouille de Paris, niveau fringues, je faisais finalement pas trop tâche avec mon jean crado et mes converses déglinguées.
Pis on a parlé de nos lecteurs aussi (comment on vous a cassé du sucre sur le dos, j’vous dis pas).
Tout ça mis bout à bout, le deuxième groupe avait fini, et Vaness était déjà allée se chercher une mousse (il faisait chaud !!!)
Et là, par rapport à notre arrivée et alors que les rascals allaient faire leur entrée quelques minutes plus tard, y’avait comme qui dirait du monde.
Je peux même le dire, c’était blin-dé.
Ajoute à ça la clim’ inexistante, tu pigeras vite le topo niveau chaleur. (j’savais pas que la flèche d’or il faisait sauna aussi ! tais-toi et bois)
On se re-pète encore une pause super longue, histoire de transpirer encore un peu plus et de voir la salle se transformer en une gigantesque marée humaine alors que Sappho et moi nous nous cramponnons à nos places pour pas se les faire piquer.
Et enfin, Miles et ses potes arrivent ! (il était temps !)

Des manches longues !!! O_O Le fou !!
Moi je suis toute contente (et excitée ! D’ailleurs, ça a fait marrer les nenettes à côté de nous) et je prie pour qu’ils jouent ma préférée, limite ils auraient fait que celle-ci ç’aurait pas été grave !
J’ai bien pensé à m’approcher de la scène histoire de prendre des photos et filmer, dans l’optique d’un chouper article sur mon blog, mais comme je fais en gros 1m12, j’ai vite lâchée l’affaire. Pas envie de me faire ratatiner comme un pauvre insecte.
A la place, je me suis juchée sur les accoudoirs des canapés afin d’être pile en face de la scène… et du rideau qui était lui, pile dans l’axe du chanteur. (padbol hein).
Heureusement, j’ai du le gueuler assez fort puisque quelqu’un à eu la bonne idée de le tirer pour qu’on voit (un peu) mieux !
Même que je suis sûre que Miles il voyait que moi finalement, debout sur les fauteuils !
D

J’ai quasiment pas zoomé, tu constateras donc que nous n’étions pas très loin !
Evidemment, j’ai fais des photos (ratées) et des vidéos (limite inexploitables) mais je dois avouer que j’ai été un brin déçu par ce petit concert, au niveau du son surtout.
Je sais pas si c’est parce qu’on est dans un bar, ou si c’est parce qu’on était placées dans l’autre petite salle (en fait, c’est ouvert de partout mais bon), parce que c’était comme étouffé (et étouffant mais ça j’l'ai déjà dit). Comme si quelqu’un s’était amusé à foutre des couvertures sur les amplis :-/
Du coup, ça rendait pas vraiment grand chose. Surtout que l’environnement n’était pas silencieux !!
Bon, vous le savez puisque je l’ai déjà dit (pis bien sûr, vous retenez chaque détails de ce que je raconte, evidemment) moi il m’en faut peu. Colle la Vaness à un concert et elle est contente ! (mais de rock quand même, à Frederic François, je ferais la gueule j’pense)
Surtout qu’après Rascalize et Out of dreams, j’ai eu droit à MA chanson, Bond Girl !
Je me suis à peine fait repérer à gigoter comme une épileptique en équilibre et à chanter comme une folle (surtout les nenettes à côté, à croire qu’elles avaient jamais vu quelqu’un d’aussi enthousiaste !!)
Pour l’anecdote, je vous mets donc un extrait de cette fameuse chanson, même qu’on entend plus les gens que la musique et que l’apn bougeait (en fait c’était moi, car oui, on peut pas filmer et danser en même temps ! pff), mais si vous voulez l’entendre « mieux » sur youtruc, quelqu’un a fait ça bien mieux que moi, et de plus près aussi. (pis vous pourrez vous rendre compte que c’était pas top top quand même)
Ensuite ils ont joués Fear invicted to the perfect stranger dont je vous mets un petit extrait vidéo encore, même si j’ai un peu honte de la qualité (mais tant pis)
Puis ils ont enchaînés avec la géniale Freakbeat Phantom mais à ce moment, j’ai vu que Sappho elle en pouvait vraiment plu donc en bonne copine, je lui ai proposé de lever le camp, zappant ainsi délibérément la fin du set.
C’est pas comme si on avait payé de toutes façons et puis vu la qualité… (même si moi je serais bien resté mais ça m’embêtait de voir que Sappho ne prenait pas vraiment de plaisir)
Nous avons donc affronté un vent à décorner les boeufs pour rejoindre notre station de bus même qu’on a croisé Godzilla en chemin
Un petit tour de bus, un « bonsoir mesdemoiselles » de la part d’un relou et un gonflage de matelas plus tard, Sappho et moi nous écroulions dans nos plumards respectifs.
Bilan, la flèche d’or avec un groupe pas très connu, ça peut être sympa (même si finalement le « décor » casse pas trois pattes à un canard et que les prix sont un peu excessifs) mais je pense qu’il vaut mieux éviter avec un groupe dont le succès monte en flèche (d’or – huhuhu).
Lâché de poupettes !
27/08/08
Au début du mois d’août, un sms tombe lors du déjeuner dominical, et m’annonce triomphalement que les LAST SHADOW PUPPETS sont en concert à l’Olympia très bientôt !
Cris hystériques de ma part, devant les yeux ahuris de mes parents qui se disent que définitivement la gamine, elle est bien déglinguée ! (y’a longtemps qu’y zont pigés remarque, le fruit tombe jamais vraiment loin de l’arbre d’façons)
J’ai toujours pas de thunes mais qu’importe, profitons de la vie ! Faut absolument que j’aille voir en live ce putain de groupe qui fait chavirer mes oreilles depuis quelques mois.
Petit rappel tout de même, The Last Shadow Puppets est en fait le « side project » (oué faut dire comme ça sinon t’es nul) de deux petit anglais qui ont chacun un groupe.
Alex Turner, « leader » des Arctic Monkeys au succès quand même honorable (si tu connais pas sincèrement je peux rien pour toi gars), et Miles Kane déjà moins connu dans nos terres avec son groupe les Rascals. (que tu as déjà pu écouter ici tellement je suis géniale comme fille)
D’ailleurs, je crois qu’il peut dire merci à son pote Alex pour le coup de projo, le Miles…
Ensemble donc, ils ont sorti il y a quelques mois (février ptêt ? chépu) le sublime album, un pur bijou pop, The Age of the understatement que je ne me lasse pas d’écouter.
Trois semaines plus tard, rendez-vous est donc pris, je m’en vais dans la câpitôle pour ce fameux concert et surtout rejoindre ma copine MS (en vrai c’est Marie-Salope mais tu comprendras que j’abrège hein ;oÞ)
Petite découverte de son gigantesque loft parisien d’au moins 20 m² puis rapidement, nous nous décidons à partir à la conquête d’une… PIZZERIA. (Oué on est un peu addict de ce côté là, le choix était donc vite fait
D)
Après avoir fait chou blanc du coté de St Lazare, persuadée que j’allais retrouver un restau où j’avais déjeuné au temps jadis (deux ans en gros), nous nous sommes finalement rapprochés du temple du music-hall pour se taper le Pizza Put’ (et là j’ai eu une pensée pour ma Caro, y’a qu’elle qui pourra comprendre cette allusion – t’as vu ma biche, même quand t’es pas là, je pense à toi ! ;o))
Petite déception cependant sur la taille de la pizza (en gros ça faisait 15 cm de diamètre), la faute à la pâte épaisse (je saurais maintenant, si je veux une grande pizza chez Pizza Put’, faut choisir « classic »)
M’enfous j’ai profité à fond du pepsi max à volonté…

Derrière, on aperçoit la Muy Sexy Sappho qui m’a foutus ses nichons sous les yeux toute la journée !
La mini-pizza est engloutie (m’en s’rais bien tapé une deuxième à dire vrai mais bon…), les pipis sont faits, il est pas loin des 20h fatidiques, il est donc temps de rejoindre prestement la salle située à quelques mètre de là.
Que de questions se bousculent dans ma tête (Oué je m’interroge pour un rien) à propos de ce concert que je vais découvrir dans un lieu magique où je ne suis encore jamais allé.
- L’album ne dure qu’une demie-heure… Est ce que les mecs vont nous la faire « minimum syndical » ? (c’est que la place coute quand même 37€ hein, faudrait voir à rentabiliser les gars !)
- Y’a beaucoup de violons, une orchestration assez riche en règle générale sur la galette… Est ce qu’on va retrouver tout ça sur scène ou bien les guitareux vont nous la jouer acoustique ? (ben y pourrait, ils l’ont déjà fait hein !)
- Quel genre de public on va avoir aussi ?
Bref, j’avais hâte d’y être c’est certain !!!
Par contre, j’étais sûre d’une chose, ma main à couper, je voulais pas en démordre… On allait voir Philippe Manœuvre de nos yeux !!…
Appréhension toujours, à propos de mon appareil photo cette fois.
Rentrera ou pas ? Coltinage de consigne ou pas ?
Après un examen minutieux de mon merdier sac où les 12 kilos de mon apn emballé dans mon châle étaient à peine grillé, un « bon concert mademoiselle » clôtura la fouille. Je m’engageais enfin d’une démarche chaloupée (because le matos rose de MS coincé dans mon fût’) dans l’antre rouge de l’Olympia.
Arrivées dans la salle, nous savions à peu près où se trouvaient nos places et on voulait surtout éviter les nenettes qui plaçaient.
Sauf que Coquatrix a dû oublier d’être con puisque les numéros de rangées, déjà, faut les voir (nous on a pas vu perso) et les numéros de sièges sont quant à eux inexistants. Good luck pour rejoindre ta place tout seul quoi.
Bref, on a attendu attendu mais patrick n’est jamais rapparu, yeah yeah et finalement, après nous avoir placées, la demoiselle nous a gentiment rappelé qu’elles étaient payés « à discrétion ».
Perso, j’ai été suuuper discrète.
Tellement qu’elle a pas vu la couleur d’un bifton !
(chuis sans l’sou merde, casse-toi !!)
Déjà je regarde autour de moi, m’imprégnant du lieu, de son ambiance, du public déjà présent et puis aussi pour chercher Philippe et des égarés.
Les égarés, c’est mon nouveau jeu quand je vais à un concert. Repérer les gens qui ont mis un t-shirt d’un groupe (et tant qu’à faire, un que j’aime bien) sans rapport avec la tête d’affiche.
Habituellement je les prends en photos mais là sans déconner y’en avait trop.
Entre le mec derrière nous, ainsi qu’un gaminou d’à peine 14 piges, qui portaient un « The Beatles » des plus seyants, un vieux collector de « David Bowie » assis dernière nous et les Joy Division. Je savais plus où donner de la carte mémoire moi.
Bref, j’ai juste pris le mec de devant, même s’il avait pas l’air très fun ni enchanté de se faire prendre en photo par une tarée frisée et sa copine Morticia.
Le pompon ayant été atteint au moment où je lui ai tapé sur l’épaule en disant « hey hey regarde-là, y’a ton copain devant, vous avez le même t-shirt ». Ça a fait sourire tout le monde autour sauf lui.
Et puis c’est pas ça, mais c’est que je commençais à angoisser moi….. Toujours aucune trace de Philippe Manœuvre bordel ! !! Oukilé ?????
20 heures pétantes (mais vraiment pétantes pour le coup), le noir se fait et on voit débouler sur scène un petit troupeau de gounzesses avec des coupes de cheveux empruntées aux playmobils et dont l’une, la bassiste (je m’en suis toujours pas remise) est moulée dans une combi lycra rouge du plus bel effet (en vrai même si elle avait un corps de déesse, c’est trop laid, faudrait lui dire à la nenette, lui rendre service quoi)

(bon, je fais un aparté là, mais euh mes photos en vrai, elles sont pas top, désolée)

(mais c’est parce que je mets pas de flash, respect quoi)
Pas de programme sous la main, ne comptez pas sur les demoiselles pour dire le nom de leur groupe clairement… (ça m’énerve toujours autant de pas savoir qui chante ‘taaain !!!) à moins de parler vraiment couramment l’anglais (ce qui n’est pas notre cas, et non Sappho « earthquake », je t’assure que ça veut pas dire flamand rose ! ahaha qu’elle est con tiens ! ;o))
Heureusement, j’avais pris mon neurone avec moi et j’ai vu un « IF… » sur la batterie, à peu près persuadée que c’était le nom du groupe. Bah presque en fait. Puisque après recherche sur le net, il s’est avéré que le nom était Ipso Facto.
C’était rock, sans aucun doute, d’ailleurs la batteuse tapait comme une bourrin (moi ça m’fait marrer à chaque fois, encore plus quand c’est une nana !)
Mais la fan des groupes de gonzesses, c’est Sappho (logique tu m’diras) et pas moi. Elle a donc plus apprécié ce set (c’était bien hein mais bon) et n’a pas manqué de me faire remarquer la ressemblance avec un autre groupe de nenettes qu’elle affectionne mais que je connaissais pas les Long Blondes. Moi pour ma part je dirais que ça ressemble vachement à Siouxsie and the banshees. Mais bon, ça n’engage que moi !
Mais finalement tout se tient !!
Voilà un tout petit extrait vidéo que j’ai fait… Je sais pas si vous repérerez quelque chose !!
Et puis quand même…. Alors que les demoiselles s’époumonaient sur scène…. moi, toute seule comme une grande, alors qu’il faisait super noir, je l’ai vu, je l’ai reconnu… à un mètre de moi…. PHILIPPE MANOEUVRE !!! (yes, j’le savais !
D) Arrivé en lousdé pendant que tout le monde écoutait les Ipso Facto ! (mais c’était sans compter sur Vaness ! hin hin hin)
Le primo set est terminé, la lumière se rallume, Sappho va pouvoir aller purger son pepsi (‘tain les filles ! pff) pendant que moi je me retourne discrètos pour vérifier si j’ai pas halluciné avec le vieux de rock&folk. (hé non, c’était bien lui juste dans la rangée derrière !!)
Une collègue assise devant moi en profite pour me demander de lui répéter le nom du groupe de filles que Sappho a citée, s’excusant par la même occasion d’avoir écoutée notre conversation (en vrai, elle a pas osé dire que MS elle a une putain de grande gueule oué !).
On a ainsi pu lier connaissance alors que miss pipi revenait, et apprendre toutes deux que nous avions à faire à une cinglée fan puisqu’elle venait spécialement du Havre pour ce show et qu’elle repartait ensuite.
(Et nous du coup, on a gagné une lectrice normalement ! ;o))
L’entracte n’en finit plus et nous en profitons pour regarder de quoi est fait le public.
Et finalement, on s’est aperçu qu’il y avait vraiment de tout !
Du vieux (mais vraiment hein, genre au moins 45/50 ans ;o)), de la minette lookée à la Plasticines, du petit méché en pagaille forcément, des célibataires (bon ok, juste Sappho et moi en fait), des gens normaux (ça fait rire que moi là ?) et de la Star.
Bah oué, le Manoeuvre donc et…. et… un autre gars d’M6.
(Allez Sappho, j’ai déjà oublié son nom même si c’est moi qui ai repéré sa gueule de cake donc rappelle-le nous en comm, merci t’es mignonne)

(LE philippe Manoeuvre.
si je l’ai pris en photo, c’est uniquement pour Quentin,
parce que c’est lui le premier au test, fallait donc le récompenser.
Ne me dis pas merci mon cher, c’est bien normal entre amis ;o))
On commence à trouver le temps long et surtout à vraiment se dire que le concert risque d’être super court….
21h25 (oué j’aime la précision moi), enfin ça s’échauffe et y fait tout noir (mais nan on va pas baiser par contre)
D’abord plein de musiciens viennent rejoindre leurs divers instruments sur le haut de la scène. Des violonistes, des violoncellistes, bref, toute la lutherie au grand complet, pour mon plus grand bonheur !!
Les premières notes s’envolent alors….et nos DEUX stars du soir arrivent enfin, empoignant chacun une mandoline guitare…
Contre toutes attentes, ce n’est pas par The Age of understatement que le concert débute mais Calm like you (que j’affectionne tout particulièrement !! sènekiou gaïllz)
Le public est à fond dedans, reprenant en chœur les paroles des chansons ! (oh ça reste approximatif pour certains, j’entends bien hein) La magie opère tout de suite (pour moi en tout cas, mais y m’en faut toujours peu, c’est vrai)
C’est tout aussi bon que l’album studio !!
Ça joue même pas trop fort, c’est dire à quel point ces mecs là sont des pros en vrai.
Moi je jubile, je chante, je gigote du croupion sur mon siège, je mouline des bras (nan, pas la tecktonik c’est bon) mais je note aussi la playlist (sur le portable), je prends des photos, je filme et je passe la première moitié du set à tenter de faire des vidéos avec l’appareil photo de poupée de Sappho qu’a pas été foutue de lire la notice alors qu’elle a son bidule depuis plus de 2 mois ! (et en plus, elle en a rien à péter la bougresse !)
Tout de suite, ils enchaînement avec le fameux titre éponyme de l’album « The Age of the understatement« , histoire de se manger direct les cordes dans la gueule (mais en fait, bah on les entendait pas tant que ça sur certaines !!)
Ensuite, une des mes préférées préférées, Black Plant (« why would you say sorry ? »). J’ai d’ailleurs fait péter le long extrait (1 mn steuplé) pour l’occas’ !
Miles évite ensuite de nous faire sursauter avec l’intro brutale (je trouve) de « Only the truth » en nous prévenant juste avant. Ça s’écoule tout seul, et pendant les grandes mesures du morceau, on a vraiment l’impression de galoper sur un cheval ! (mais si roooh ! si tu connais pas, c’est sûr tu peux pas trop visualiser, mais écoute-la tu verras, c’est trop ça !)
Puis arrive l’invitation à entrer dans la « Chambre » (c’est quand vous voulez les gars, Sappho elle aimerait bien que vous lui chantiez vos chansons à l’oreille toute la nuit ^^). J’vous mets un petit extrait vidéo, même que je crois entendre ma grande gueule voix dedans. C’est du rapide mais c’est de l’intense cette Chamber…
Là à ce moment sur ma playlist, j’avais mis « ? » parce que je connaissais pas le titre. (et puis accroche toi pour piger l’accent à peine prononcé des 2 rosbeefs).
Après recherches, j’ai découvert (comme une autre après) que c’était un morceau présent sur un B-side. Elle m’a pas laissé un souvenir impérissable mais bon, j’ai aimé quand même et j’avais bien reconnu la patte last shadow !! (Tu peux cliquer sur le nom pour l’écouter « Gas Dance« .)
Enfin, les premières notes de « My mistakes were made for you » commençaient à résonner dans l’Olympia pour le plus grand bonheur de Sappho dont c’est la préférée (comme la plupart des gens présents visiblement, au son des acclamations que ce morceau a suscité).
Sappho qui a malheureusement, vite déchanté (même si tu notes qu’elle a pas chanté finalement, moi oui, fou nan ?) tellement c’était pas terrible.
Bah oué, le début était franchement pas top… Ca chantait même carrément faux. Bref, y’avait un truc qui collait pas. (moijdi qu’ils l’ont chiée exprès pour emmerder MS
Þ)
Bon heureusement, ils ont tout de même rattrapé le coup je trouve par la suite, mais pour MarieSuffit, le mal était fait.
Et puis là, toutes les nenettes amoureuses d’Alex Turner….

(j’vois pas pourquoi d’ailleurs ?)
….ont vu leur petit cœur se fendre à l’annonce et surtout à la vue d’une « friend » venue prêtée mains fortes le temps d’une chanson.
Nous avec Sappho, tellement balaises, que de tout le laïus en english, on avait capté que « friend » et « Paris ».
Si bien qu’on s’est demandé qui était cette greluche qui tournait vachement bien sur elle-même (t’occupes l’espace comme tu peux hein)
Alors finalement, la fille là, c’était Alison chépakoi, chanteuse du groupe londonien The Kills (même qu’après réécoute deezerienne, je confirme, j’aime pas) et qui a donc chanté une reprise de Paris Summer (on avait trouvé paris quand même !!)
Il était quand même temps qu’elle dégage, parce que c’était limite qu’elle nous fasse retomber l’ambiance. En tout cas, le morceau (ultra mou) tranchait trop vivement avec le reste je trouve !
Mais hop, pas l’temps de te remettre de ce « truc » qu’on te sors un morceau que tu connais pas. Hé oué, le retour du B-side (décidément ! Pourquoi ne pas les avoir mis sur l’album, il était pas très long, fallait en profiter merde !).
Sur mes petites notes j’avais mis « je sais pas mais bien ». Depuis j’ai réécouté ce « Hang the cyst » sur youtube, bah clairement, ça dépottait plus en laïve !
Bon je vais accélérer un peu la cadence (c’est que j’ai encore plein de trucs à dire après mais surtout j’en ai marre d’être sur ce post depuis au moins 5h !!), ils nous ont fait tout l’album (heureusement remarque hein), donc sont arrivées ensuite Separate and ever deadly, I don’t like you anymore (oué c’est triste hein), puis encore une que je connaissais pas « My little red book » mais pas d’eux visiblement (le lien que j’ai mis n’étant qu’un exemple ! tu peux te la péter en comm si tu veux, avec le groupe original)…
Puis un petit détour vers la « meeting place » (je vais encore dire que c’est une de mes préférées, mais comme je surkiffe TOUT l’album…) et pour laquelle je me suis fendue d’un bel extrait. Parce que, avec Sappho on a trouvé écho aux paroles « I’m sorry I met you »…
Et doucement, gentiment, trop vite, la fin du show s’annonçait avec The time has come again et la très attendue Standing next to me (que j’ai chanté comme une grosse malade donc
D).
Applause, c’est fini – on remballe
Naaaaaaaan ! Rev’nez les gars merde, c’était trop court !!
Mais ouf, les r’v'là ! Juste le temps de faire une petite reprise de bowie (deuxième concert où j’entends du bowie, wouh), même que je la connaissais pas. C’était In the heat of the morning. Et moijdi, un son bowieien, même quand tu connais pas, c’est toujours bon !
Et puis là, vraiment, il était temps pour eux de rentrer, puisqu’après la dernière de l’album qui n’avait pas été proposée « In my room« , c’en était totalement fini de ce great concert.
La lumière se rallume, un rapide coup d’œil à la montre.
Dedieu, il est 22h15 !
Pour le coup, c’était vraiment trop court ! (ze deception quand même hein, on le cache pas).
Presque 40 boules pour 45 mn de last shadow, ça fait cher de la minute finalement. M’enfin comme j’ai pas à proprement parlé, payé pour l’album, ça se vaut…
Bye Bye les Last Shadow, Sappho et moi, on se faufile vers la sortie, des mélodies encore plein la tête…
On est dehors et là boum, moi je craque pour un petit poster à 2€ (oh bah quoi, faut savoir se faire plaisir des fois nan ?) bientôt suivie par MS qui craque aussi !
Finalement, nous voilà parties pour un café que j’avais dégoté sur le net et qui m’avait l’air tout indiqué pour la Miss MS puisque spécialisé dans la vodka.
On s’est donc retrouvés dans un bar miiiiinuscule où était encore attendus 30 personnes pour un anniv’.
On nous a donc gentiment conviées à posés nos miches près du bar, telles deux pochtronnes…
Après avoir hésité 2 plombes (tout comme au pizza hut ou devant la boite à thé d’MS, non je sais toujours pas me décider pour les trucs simples), j’ai finalement dégusté un Absolut Mirage au goût de Pisang bien trop prononcé (c’est bon le pisang mais là bon, on sentait que ça) devant le verre gigantesque de Sex on the beach qui avait l’air vachement meilleur.
Dans sa bonté légendaire, MarieSexy m’a alors offert un sex on the beach pour qu’à mon tour je déguste un cocktail à la vodka digne de ce nom. (et même qu’en fait, j’ai fini son deuxième – la petite joueuse celle-la !)

(pour plus de détails sur cette partie de la soirée, je vous conseille d’aller faire un tour chez Sappho !
))
Il était temps de rentrer dans les pénates de dame MS, pour ainsi parler de pipes sexe mecs jusqu’à pas d’heures et surtout ne pas faillir à nos réputations de bavardes ! (couchées à 4h les greluches, bravo hein)
Bon bah voilà, j’crois que j’ai fini hein… et pis tant pis si j’ai oublié des trucs, je crois que c’est déjà pas mal !
Merci à Miles, Alex, Philippe et surtout MS pour cette soirée inoubliableuh !
Le grand écart de la culture
14/01/07
(/!\ ce post sera long /!\)
Ca fait longtemps que j’ai pas raconté ma life moi, en même temps, vu que je déborde pas d’activités…
Bref, aujourd’hui, je vais vous raconter mon avant-hier. J’vous previens en préambule et pour cause… je suis bavarde… comme d’hab !
(ah oui, pis tiens, tant que j’y pense, pour ceux à qui je l’ai pas dit : Bonnannée
)
N’en v’la du français !!!…
4/12/06
Et pour le coup, Vaness découvre les joies de la duplication
D
Depuis quelques mois maintenant, une personne (je vais me la jouer pudique aujourd’hui, j’vais pas dire qui) m’avait demandé de reprendre « Partons vite » du groupe Kaolin.
Adorant de tout coeur la chanson Française (c’est de l’ironie hein), j’avais mis cette chanson de côté (en ésperant que le demandeur oublirait mais non).
Et puis hier, super inspirée, j’ai chanté toute l’après-midi et toute la soirée (ça fait un bien fou d’ailleurs) et j’ai en plus, appris de nouvelles techniques.
Je remercie donc ce quelqu’un d’avoir insisté pour cette chanson, ma foi, assez sympathique. (mais j’acheterais pas l’album quoi)
Bref, trèves de blablas, le mieux c’est encore d’écouter. C’est encore loin d’être parfait, mais ça augure de bonnes choses pour mes nouvelles créations.
























