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Une croix très lourde indeed
12/04/11
Voilà, il m’aura fallu sortir de ma torpeur bloguesque pour que le destin décide deux jours après, qu’il était temps pour mon papa de partir…
Je vais pas faire un article où ça chiale. Là maintenant, j’en ai pas envie, je pleure déjà bien assez comme ça. On pourra parler de mon papa une autre fois, je vous dirais combien il était génial, beau et tout ça… (et puis je vais m’arrêter là, je commence déjà à sentir la boule dans la gorge)
Par contre, j’ai toujours aimé les coïncidences (qui n’en sont pas), les hasards (qui n’existent pas)…
Dans la nuit du 25 au 26 mars, je ne dormais pas, comme toutes les autres nuits d’avant, et le but pour moi dans ces cas-là, c’est de m’occuper l’esprit pour pas penser aux images de la journée….
Et sans trop savoir pourquoi, je me suis mise au mixage d’une chanson que m’avait demandé Caro (oui encore elle !) et que j’avais enregistré plus d’un an avant.
Faut savoir que j’en étais tellement contente, que je l’avais laissé de côté depuis tout ce temps sans jamais y retoucher.
J’y ai passé la nuit, j’ai compressé, égalisé, mis de la reverb, comme j’ai pu en tirant la langue pour me concentrer, le tout en pensant à Caro qui serait ravie d’enfin entendre sa demande et résultat, j’ai pas (trop) pensé et c’était cool…
A 3h25, j’ai même regardé l’heure, j’avais tout fini, la chanson était fignolée, j’étais à peu près contente du resultat et elle était même chargée chez mon herbergeur.
Et je suis allée me coucher, sans m’endormir, en pensant à papa evidemment et à 4h30, le téléphone sonnait….
Je n’ai su que quelques jours plus tard que le décès avait été prononcé à 3h25.
Sur le coup, j’étais contente de la chanson et puis avec le recul, je comprends pourquoi je l’avais mis de côté tellement elle est pleine de défauts. (et pis j’aime toujours ma voix dans les aigus, on aura compris d’ailleurs ça s’entend, je me retiens comme une ouf)
La preuve que même grosse, n’est pas Beth Ditto qui veut
(pour les nouveaux, vous pouvez m’écouter avec une autre reprise de Gossip en cliquant LA)
psss edith : je l’ai pas redit mais en me lisant sur un téléphone c’est mort, tu verras pas le lecteur audio.
Bijoux bijoux
19/03/11
J’ai pas foutu les pieds ici depuis décembre, et je vous ai pas souhaité la bonne année non plus, je sais.
La plupart d’entre vous êtes au courant, mon père est malade, très malade…. et l’année 2011 a aussi mal commencée qu’a finie l’année 2010.
Pas le cœur donc, à vous servir des classiques et réchauffés bons vœux qui pour le coup, me paraissent bien inutiles…
Pas non plus tout à fait le cœur à m’enregistrer (même si une chanson est déjà prête) mais par contre… j’exprime ma fibre artistique et je me vide la tête à travers quelque chose de nouveau, découvert par l’entremise d’une de mes followeuses sur twitter.
Pour info, ceci est écrit de ma propre initiative et n’est absolument pas un article sponsorisé et je n’en retire évidemment aucun avantage quel qu’il soit (ça se fait de dire ça quand on a un blog, y parait, mais comme je suis pas influente, c’est ptêt pas nécessaire, bref). Ça résulte plutôt d’une rencontre virtuelle heureuse et reste écrit pour le plaisir de le faire et le partage de la découverte.
Lorsque @breloques s’est mise à me suivre (oui, béotien du tweet, c’est comme ça qu’on dit sur touitteure) je me suis d’abord demandé qui pouvait bien choisir un pseudo pareil.
Et puis en cliquant sur le lien de son site (comme je le fais pour chaque nouvel arrivant, c’est ma petite tradition) j’ai compris et j’ai totalement craqué. (et j’ai réalisé soudainement que ouais, putain, je suis une meuf en fait)
Breloques-Pauline a donc créé un site (au design simple et joli comme je les aime !) qui vend des Breloques et des Pendentifs of course ainsi que des kits afin de créer facilement des bijoux fantaisies (et aussi tout le nécessaire pour, évidemment hein) et tout ça, c’est tout mimi tout plein et très féminin. Car oui, ces bijoux servent aussi à exprimer mon côté féminin que je néglige totalement, je dois bien l’avouer…
L’idée de départ a été d’offrir l’un de ses kits de création à chacun de mes « belles-soeurs » pour Noël et aussi ensuite, de faire moi-même quelque chose « avec une plume » pour Caro, ma bichette au pays Aixois qui fêtait ses 68 ans (hé oui déjà) le 2 mars dernier.
Je ne porte que peu de bijou (juste une chaîne simple avec ma médaille de baptême) mais j’ai pris plaisir à imaginer, créer de mes mains, des choses simples et féminines, et qui ont l’air de plaire si j’en crois les réactions recueillies sur twitter. (merci les filles !)
N’hésitez pas à visiter le site pour découvrir plein de pendentifs mignons et vintage, des chaînes, des perles, des clous et des pinces (et tout plein d’autres choses) et pourquoi pas, offrir une carte cadeaux à quelqu’un que vous trouvez sympa (et là, je vous assure, je ne pense à personne en particulier, vraiment)
Pour débuter, c’est l’endroit idéal, surtout à l’aide du blog mis à jour régulièrement par la maîtresse des lieux, où l’on trouve des fiches pratique et des idées.
Et puis surtout, Pauline est tout à fait disponible et charmante. Pour preuve les petits surprises en plus que vous découvrirez dans votre colis.
Après quand on se prend vraiment au jeu, et qu’on veut se lancer dans plus de créations, les prix sont peut-être un peu chers mais il me semble qu’une formule dégressive est dispo (à vérifier cependant).
A côté de ça, vous aurez droit un accueil personnalisé, chaleureux et un service clientèle irréprochable.
Enfin, tout est soigneusement emballé dans du papier de soie et dans des pochettes cousues de ses mains pour les kits, bref c’est A-do-ra-ble j’vous dis !
Quand j’ai reçu mon premier colis, celui rien que pour moi (j’avais oublié des trucs, commandés d’autres trucs en trop, une vraie noob quoi) je me suis tout de suite mise à l’œuvre, avec en tête une idée bien précise de ce que j’allais faire avec l’une des deux paires de menottes achetées et qui m’ont totalement inspirées (j’en rachèterai)
Je voulais du ruban noir avec, et quelque chose d’ajusté.
Ne connaissant pas le tour de poignet de Caroline, j’y suis allé un peu au pif mais en quelques longues minutes de labeur, j’accouchais de ce bracelet:
J’étais très fière de moi quand même, surtout avec l’idée de recycler une perle miroir d’un porte-clé non-utilisé (même si, ne nous illusionnons pas, ceci reste trèèès simple à confectionner)
Ensuite, bon, ma vague idée de truc avec une plume… j’avoue que c’était pas hyper clair, même pour moi.
Caro m’avait dit une fois que si elle devait avoir un tatouage, ce serait une plume. Voilà.
Fais un bijou avec ça, tes ptites mains et des breloques.
Au final, j’ai fait un bijou de sac/broche. Avec des « symboles » qui la représentent. Ouais. Rien que ça.
On retrouve donc la fameuse plume,
un petit décapsuleur
(que j’ai d’ailleurs pudiquement retourné
car on peut y lire « i love you » – c’est tout elle)
et enfin des étoiles,
parce qu’il fallait mettre quelque chose,
que j’étais à court d’idée,
et que je suis sa nouvelle star,
et que je la trouve brillante aussi…

Et puis le pompon (recyclé aussi)
je sais pas, pour son côté chat peut-être ?
D’ailleurs en parlant de chat,
Elle m’a même pardonné la carte à paillettes qui allait avec : 
Mais il me semble qu’elle les a aimés mes cadeaux faits maison !
(mission accomplie)
Et puis je me suis prise au jeu, il me restait encore du matériel pour faire d’autres choses….
J’ai donc réutilisé la paire de menottes (y’a écrit freedom dessus hein, pas de trucs sexy ou pire) sur un petit collier ras du cou de taureau.
Pour les « normalement constitué », il descend quand même un peu plus…
J’ai essayé de soigner les détails, en utilisant par exemple un fermoir à visser, plus fin et que je trouve plus joli tout simplement. Et j’ai aussi ajouté une petite breloque « fait main », parce que je suis quelqu’un de fier, de toute évidence. (ceci est de l’humour, puisque je suis quelqu’un de drôle, de toute évidence)
Entre temps, j’ai fait disparaitre un anneau inutile
(celui à gauche du fermoir)
Enfin, dernière création, que je destinais au départ à une autre amie.
Et puis ça allait pas comme je voulais, ce que j’avais coupé ça le faisait pas, ce que j’avais acheté en plus n’allait pas ensemble. Bref.
j’ai terminé avec un demi-sautoir. (oui un demi, tu vas voir)

On voit mal mais les perles
sont mauves, lilas clair.
Il aurait été mieux plus long,
mais je me suis trop trompé.
J’ai donc abouti au demi-sautoir,
appel au décolleté
La photo porno-chic-prise sur le vif-qui va bien 
Et pour l’instant c’est tout…. Mais….
Mes deux dernières créations ne sont pas portées pour le moment et je ne sais pas trop quoi en faire…
Les offrir me ferait vraiment plaisir mais je ne sais pas à qui. J’ai pensé à les faire gagner ici comme une vraie pro. Pourquoi pas, mais je suis pas sûre d’avoir des participantes. (d’ailleurs participer à quoi ?? Un tirage au sort ?)
La copine de mon petit frère m’a dit des les vendre (elle est mignonne tiens).
Bref, si y’en a un qui vous a vraiment tapé dans l’œil, n’hésitez pas à le crier haut et fort…
C’est tout pour aujourd’hui les enfants, on se revoit bientôt !
Tu sais, je suis pas quelqu’un de bien
26/10/09
Généralement, quand un mec te dis ça, (Tu sais, je suis pas quelqu’un de bien -mon titre- suivez un peu c’est le début de l’article tout de même) alors d’une c’est que ton coup est quand même ultra mal barré mais en plus le pire, c’est qu’y'a de fortes chances que le mec, bah il est entièrement raison.
Mais faut quand même qu’on y goûte ! (rah la la ces meufs ! ‘tain)
Ce titre encore plus naze que la fois dernière ; et cette intro tout aussi naze étant,
Revoilà aujourd’hui notre amie Amy !
Amy « la tox » Winehouse la bien-nommée.
Amy qui va beaucoup mieux aux dernières nouvelles, qui est divorcée, qui ne se drogue presque plus (oh une petite ligne, un petit pèt’ par-ci par-là, ça fait pas de mal hein) et qui s’est apparemment payé une nouvelle paire de seins. (je vous laisse googeuler si ça vous fait envie, moi là tout de suite ça va aller)
Par contre, toujours pas de trace d’un nouvel album… Certaines rumeurs parlaient d’un son plus orienté vers le reggae (suite à son séjour sur l’île de Ste Lucie) mais toujours rien à l’horizon…. Affaire à suivre quoi.
Toujours est-il que je sais pas comment je suis arrivée à faire cette reprise. Avec les versions auxquelles a eu droit You know I’m no good, comme celle des Arctic monkeys ou le sketch mémorable de Florence Foresti, je m’étais
pas forcément penchée dessus.
Bon pis à réfléchir, Amy elle est sympa, parce que vu dans les états où elle est parfois pour chanter (quand elle arrive à se pointer pour ses concerts, n’est ce pas) bah tu peux pas trop faire pire après et ça c’est sympa de se part finalement.
Alors peut être à cause de Caro ? Qui râle dans
les commentaires du dernier article, de pas avoir de cadeaux ! (Tu peux
la considérer comme tel, ma bichette)
Comme je cherchais « à tomber purement par hasard » sur des versions gratuites de Heavy Cross qu’elle m’a demandé (et que j’ai trouvée !), et qu’à la place au début, j’ai trouvé ça, bah je me suis lancée.
Elle est pas forcément difficile au niveau technique, mais pas évidente du tout à interpréter… Enfin bon, c’était pas si dur, parce que ça m’a rappelé quelqu’un un peu…. quelqu’un qui m’a dit, comme dirait l’autre, ha ! ;o)
You know I’m no good by Vaness
(faut cliquer sur Play !
Þ)
Passez une bonne semaine,
Et ne faites pas comme Amy, mais plutôt comme Johnny ….
… Be good !
(oué c’est pas terrible je sais mais il est tard, je suis fatiguée, tout ça…)
Range Tes Tongs !
3/09/09
Hé oui voilà, le mois de septembre est là (le temps pourri sur paris aussi, normal quoi), il nous faut donc ranger les tongs, le paréo Daxon offert par tata ghislaine, le monoï, le yoyo de bain encore tout salé/chloré, les seaux pour faire des pâtés de sable, bref, tout ce dont je n’ai quasiment pas eu besoin cet été (j’aime pô l’eau !) et ainsi rechausser nos mines déconfites propices aux rentrées des classes. (j’espère que tout le monde a bien acheté son agenda hello kitty ou sa trousse spiderman hein)
Septembre est bien arrivé donc, mes allocations chômages disparaitront définitivement dans 10 jours maintenant et je ne sais toujours foutre rien de ce que j’ai envie de faire au final ! (et travailler, flemasse, ça te plairait pas un peu ?…. mmh, moué)
Comble de l’assistanat social, non seulement j’en rame pas une (sauf si « réfléchir à quoi faire jusqu’à 4h du mat’ » c’est une activité, là je suis débordée effectivement) mais en plus je me permets de prendre des holidays.
Oué je sais, je devrais avoir honte de toucher encore 800€ à rien branler et de claquer mon découvert dans des vacances non-méritées en lieu et place de mes dettes, mais haut les cœurs, je suis pas venue sur terre pour me faire suer hein. (même si tu te doutes bien que tout ça ne me rend pas spécialement fière m’enfin chuis comme ça, que veux-tu…)
Donc bref, je vais pas te bassiner avec mes problèmes existentiels de fric, de jobs, de mecs (ne barrez aucune mention) et te miner le moral dès la rentrée surtout que cette année elle est déjà bien plombante dans son genre…
Je le sais lecteur, toi tu es avide de détails, de tranches de vies rigolotes et tu te demandes donc ce que j’ai bien pu faire de mes vacances. Ou au moins de mon mois d’août (date de mon dernier billet)
Déjà, je peux te dire que mes pieds ont été victimes de plusieurs tentatives de meurtres ces 15 derniers jours….
Aux dernières nouvelles, ils auraient été aperçus en train de sécher lentement dans fantasyland près de l’attraction des marionnettes, mais on en reparlera peut être après…
Pour le kinzou (quinzwout ? quinzhou ? enfin le 15/08 quoi) tout d’abord, je suis partie loing en traing, où j’ai gracieusement été invitée dans le nouvel appartement de ma coupine Caro et de son esclave, qui pour des raisons d’anonymat évidentes, je nommerais ici « le français ».
Ils forment un couple tellement charmant et accueillant…



Et pour savoir dans quelle ville je suis allée à leur rencontre, suffit de connaitre les rues d’une ville en particulier…
Celle où y’a ça sur les trottoirs !!

C’est facile hein ?
Bon enfin bref, je vais ptêt pas te déballer tout ce qu’on a fait et notre album photo porno mais comme t’es un peu voyeur, je vais tacher de te faire un peu plaisir…
Alors y’a eu…

du thé à la menthe…

Dans un restau sympa où on peut faire la con dans les couloirs,
sans que ça gêne !
Et puis des fois,
Ouh là là, déception…

Pas de jus de papayes ou de goyaves !!!!
Heureusement y’avait au moins du coca !

J’ai croisé une bête étrange aussi

Et puis le lundi, c’est là qu’eut lieu le drame…
L’effroyable machination qui s’est jouée contre ma personne et mes pieds en particulier, en cette banale mais très chaude journée du mois d’août, qui pourtant, commençait gentiment, par une simple ballade en ville, quelques lusheries, et une glace pourtant bien innocente…..

Mais en cette fin de journée étouffante, décision fut prise d’aller à la mer, histoire de rafraîchir nos corps moites. On avait bien marché, on avait bien méritée une petite baignade après tout (surtout moi qui aime pas nager, tu penses bien)
La destination en incombe à Caroline qui décide d’innover pour un coin qu’elle ne connait pas encore près de chez elle et choisit « La Vesse ». Faut savoir que c’est comme ça qu’on appelle aussi un foireux. Vous savez le petit pet silencieux, inoffensif au bruit mais monstrueux à l’odeur.
Bref, fallait y voir un signe sans doute. Si vous voulez donc un conseil rapide sur ce petit bled en bord de flotte. N’y allez pas.
Ou tout du moins si vous tenez à votre véhicule, à vos nerfs, à votre self-control, à vos amis… allez-y à la rigueur à pieds en laissant votre charrette sur le parking mais ne commettez pas notre erreur. Celle qui aura été fatale à notre patience, et à un pauvre feu arrière de voiture qu’avait rien demandé à personne.
Sans qu’aucun panneau ne previenne, une route à peine assez large pour une voiture et qui circule dans les deux sens en semaine (et fermée le week-end, heureusement !!!) pour accéder à la mer tout en bas et de laquelle tu ne peux réchapper évidemment, qu’une fois arrivé en bas. (donc faut remonter et c’est là que tu refrises la crise cardiaque à chaque bagnole que tu croises).
Cette expérience ratée, nous avons donc atterri à côté dans le petit village de Niolon, et où nous sommes cette fois-ci, descendue à tongs, chargée comme des mulets avec nos sacs.
C’est magnifique n’est ce pas cette vue ?
Et pourtant je peux te dire qu’au moment de prendre la photo, j’en avais mais alors strictement rien à péter tellement j’en pouvais pu et que j’en avais chier comme un âne trop chargé sur les derniers 850 mètres tout en grimpette. (oui, j’ai pris des photos après, j’avais pas pensé à la descente, je savourais quoi)
Je me suis forcée à faire des photos de la vue, parce que pendant mon calvaire, quand nous sommes remontés de notre baignade, mon cerveau était tellement annihilé par la douleur ressentie dans mes pieds, mes mollets, mes poumons…. que j’ai même pas eu l’idée de capturer cet instant magique…. ne serait-ce que la côte à monter ou même ma gueule rougeaude ! (nan parce que tu vois, on me croit pas quand je raconte. A croire que les gens m’imaginent sportive avec mes 25 kilos de trop, genre)
Bref, tu l’auras compris lecteur, j’ai subie une attaque très violente dont mes pieds ont eut beaucoup de mal à se remettre !
Et pourtant pendant ces 4 jours, j’en ai massé des panards justement ! (8 exactement)
Mais non, moi j’ai eu des ampoules à la place, c’est bien aussi hein….
Et puis à peine le temps de me remettre de ce long week-end (enfin surtout pour mes pieds, sinon un week-end avec ma bichette, c’est toujours trop court !), débarquait à la maison et en même temps, plusieurs tribus familiales !
Pas de place pour tout le monde chez mes parents, je vais devoir héberger ma cousine et sa fille de 8 ans dans mon 40 m² ! Youuuhouuu ! On va toutes dormir ensemble, comme quand on était petites !!!
)
Ma cousine, qui a 6 ans de plus que moi, je ne la vois pas souvent, quelques centaines de kilomètres nous séparant, mais elle est comme la grande sœur que je n’ai pas eue.
Nous avons passés deux étés ensembles lorsque nous étions plus jeunes et aujourd’hui, c’est toujours avec un malin plaisir que nous évoquons et chantons ce passé. Parce que oué, si y’a bien une personne devant qui ça me dérange pas de chanter, c’est bien ma cousine Laëtitia. Elle chante au moins aussi bien que moi, c’est te dire ! En plus, elle a une assez bonne culture musicale (c’est de famille d’façons, cherche pas, on est des bonnasses cultivées)


Et donc nous, ce qui nous amuse beaucoup de chanter si tu veux tout savoir, c’est toute la daube qu’on adoooooorait à la fin des eighties quand on était chtites.
Et surtout un groupe en particulier…
Eh oué, Bros, LE premier boys band de l’histoire (bien avant ces ptits cons de ricains de newkidzondeblok), devant qui nous sommes tombés en admiration cet été de 1987… (tu noteras cher lecteur, qu’à cet époque donc, j’étais pile dans la cible marketing finalement, puisque j’avais à peine 8 ans, pour ma cousine en revanche, qui avait 14 ans, c’était déjà un peu la loose ! hin hin hin)
Du coup voilà, maintenant quand on se voit, le cri de ralliement, c’est « WHEN…..WILL I…. WILL I BE FAMOUS »
Et comme je sais pas si tu connais, je préfère te mettre le clip…. Allez, tout le monde reprend en choeur !!!
C’est comme ça que tu te retrouves 20 ans après, à beugler des chansons périmées (mais qu’on aiment toujours, faut pas croire) et à rigoler comme une petite folle, tout en barbottant dans la piscine du voisin !
Mais évidemment, qui dit famille, dit visites touristiques évidemment, mais surtout…. qui dit famille, dit aussi…. ENFANTS !
Et là, je peux te garantir que pas un instant je n’ai regretté mon choix de ne pas en faire !
AAAAHHHH C’qu’ils sont CHIAAAAAANTS !!
Bon, j’aime bien rigolé avec eux, faire des bisous et des câlins, faut pas croire (chuis pas une marâtre, enfin une tatâtre pour mon cas) mes neveux sont bien sûr mes trésors et sont les plus beaux du monde ; et la fille de ma cous’ est bien mignonne (si tu fais abstraction de son caractère) mais le moindre pleurnichou pour un truc débile qui sera oublié 5 minutes plus tard à peine, ça a le don de me gonfler prodigieusement. Et ça arrive environ 100 fois par jour au minimum.
Exemple typique, tu crois faire plaisir à ton gosse, tu lui offres une connerie pour laquelle il a été à peu près sage (et après avoir fait du chantage donc avec lui pour le dit-cadeau), ben nan, 3 minutes après, ça chiale parce qu’en fait, y voulait aussi un autre truc que t’avais dit que tu l’achèterais aussi si gnagnagna et gnagna…. Pffffffiou comment j’veux trop pas vivre ça !!!! Wooh le moutard là ! Kissékicommande ????
Et le pire, c’est que pour avoir traîner dans des lieux à touristes, j’ai pu constater avec effroi que la langue et la culture importaient peu quand il s’agit des mouflets ! Que ce soit en anglais, en allemand ou autre, c’est pas plus haut que trois bites à genoux, ça beugle autant qu’un troupeau de boeufs et t’as un parent au bout qu’est tout rouge, tout énervé et qui hurle un KWAAAAAAAAAAA ? (ou WHAAAAAAT ?)
J’ai donc joué à la fois les guides mais surtout les touristes dans Paris, chose qui ne m’était pas arrivée depuis des lustres. (et je suis pas peu fière, je m’suis pas gourée ! une fois à l’arrivée seulement, à cause de la belle-soeur qui raconte que des bullshits)
Nous avions opté pour le « cheap tour de paris » c’est à dire à pinces et avec le minimum de fric, c’est à dire qu’on a juste vus des monuments importants, histoire de les montrer aux gamins tout en prenant différents moyens de transports.
On a ainsi vu Notre Dame de Paris, à l’intérieur de laquelle nous sommes entrés tout de même. Mais le lieu est tellement blindé de monde qu’il est impossible d’y détecter une quelconque vibration. Dommage…
Beaubourg ensuite, où les gamins nullement impressionnés par l’espèce de raffinerie devant eux, ont préférés la fontaine Stravinsky à côté… (un grand classique chez les enfants. tu veux être sûr de faire plaisir, emmènes-les voir des fontaines)
Un petit macdo sur la fameuse « rue Ribery ». (au lieu de rivoli, t’auras compris hein… mais cherche pas, c’est les conneries de ma belle-soeur, comme d’hab’. Ce qui est drôle, c’est qu’elle ne le fait même pas exprès, elle est trop forte)
Nous sommes allées salués du japonais à la pyramide du Louvre aussi… Où les gamins ont surtout été intéressés par….mmmh… les fontaines.
Une pyramide en verre gigantesque et un édifice immense tout autour ? Oué et alors, t’as vu y’a de l’eau aussi, tata !?
Ensuite un petit tour dans un bon vieux bus ratp des familles (nan parce que la machin à touristes où t’es comme un cake sur le toit, c’est bien sympa mais faut savoir que c’est 29€ à la journée. ça calme oué) et qui nous a bien évidemment emmené jusqu’à la classique Tour Eiffel que les enfants ont donc pu voir de leurs yeux. (et là pareil, point de visite, parce que ça coute une jambe pour monter)
Et pour finir, nous sommes remontés vers le Sacré-Cœur, où là tu ne verras pas de photos, pour la bonne raison que je n’en ai pas prises (au contraire de ma belle-soeur qui nous la faite touriste japonaise à fond les manettes) ce qui permet de comprendre à quel moment précis, j’en ai eu plein les pattes. La douleur, tu l’auras compris, m’ôtant toutes facultés mentales.
De ce que les enfants auront préférés, tu te doutes bien que les fontaines sont en première position, la seconde revenant aux pigeons, et la troisième au vieux bus déglingué et le métro. Y’a pas à dire Paris est magique !
Et puis le soir en rentrant, nous apprenons que nous pourrons nous rendre à moindre coût le vendredi…. chez Mickey !!! aaaaarrrgh (ce sont mes pieds qui se sont plaints bruyamment)
Et c’est là-bas qu’ils sont morts mes pieds, tout ça à cause d’une paire de converses totalement déjantées (mes doigts de pieds ont la possibilité de sortir faire un tour sur les côtés), enfilées le matin en pensant que ce serait mieux pour marcher et faire des attractions. Pffff, tu parles oué.
Je t’aurais bien raconté ma journée chez Mickey, mais je crois que ça mériterait un post entier et là tout de suite, j’ai pas envie, même si c’était très sympa de le faire « avec des gosses » (tu fais pas les mêmes attractions quoi….)
J’avais bien envie de mettre une petite reprise aussi, pour ma cousine, mais j’ai pas eu le courage de la faire encore.
Alors peut être à venir, si y’a encore quelqu’un à me lire, y’aura aussi à écouter ma version de « Natural High » (je n’en dis pas plus ! ;o))
Visite au Père Lachaise – Parte Ouane
11/09/08
Hé oui, aujourd’hui, un titre « normal », même pas tiré par les cheveux, ni débile, ni naze. Juste un titre simple, qui annonce la couleur d’entrée de jeu.
Oui, je suis allée au Père Lachaise, oui je vais vous en parler, et oui, normalement y’aura d’autres épisodes. (C’est que j’prends en compte les remarques que l’on me fait, notamment sur la longueur de mes écrits !!)
Normalement, tout le monde sait que le Père Lachaise est un cimetière parisien et là donc, je vous vois déjà vous dire « Pourquoi elle veut parler de tombes cette con ? ». Bah parce que je l’aime ce cimetière et que j’aime à partager les anecdotes dont je suis friande et tout ce que j’en connais (pas grand chose en vrai, mais chut)
Oui, depuis très longtemps, j’éprouve une sorte de « fascination » ou en tout cas un intérêt tout particulier pour ce lieu de repos éternel. Et pas seulement parce que Jim Morrison y est enterré (oué j’t'ai entendu toi la-bas).
Ma première visite remonte à quasiment dix ans et je n’avais qu’une envie, y retourner. (je suis longue à la détente parfois, c’est vrai)
Comme je ne suis pas le Père Aimé, je me contrefous de savoir que ce cimetière fut conçut par Brongniart et qu’il a ouvert ses portes (ou ses trous finalement) en 1804 puis, qu’il a connu des agrandissements entre 1824 et 1850 pour finalement atteindre ses 44 hectares actuels.
Et justement, 44 hectares, moi je me rends jamais bien compte de ce que ça peut faire mais une fois que tu y es, tu piges très vite. C’est immense ! Surtout qu’il est érigé sur une colline, l’une des 7 présentes sur la capitale.
Donc faut le savoir, si vous décidez d’aller le visiter, prévoyez quand même une bonne paire de grolles (ni les ballerines ni les converses ne sont adaptés aux pavés !) et la bouteille de flotte, surtout s’il fait chaud.
Lundi dernier donc, profitant non seulement d’une visite amicale surprise mais surtout d’un superbe après-midi ensoleillé comme peut nous l’offrir le mois de septembre, nous voilà parties à la conquête du cimetière le plus visité au monde.
Nous n’avions que 2 heures devant nous, ce qui est bien évidemment insuffisant pour tout voir, et nous sommes donc contentés des sépultures les plus « intéressantes » et à notre portée. (par exemple, Edith Piaf, elle est tout en haut, près de l’entrée Gambetta, si bien que je l’ai jamais « vu ». Ce sera pour la prochaine)
Autre conseil si vous voulez organiser au mieux votre visite, allez voir avant le plan sur le net pour situer les tombes et mieux, vous faire votre petit itinéraire. Parce que le plan distribué par la mairie de Paris a beau être gratuit, il n’en est pas moins super mal foutu. (au pire sinon, les commerçants autour se feront un plaisir de te vendre un merveilleux plan super grand, pour la modique somme de 2€)
Ça vous évitera surtout de galérer comme une kossovar avec votre plan à la main, marchant à travers les tombes d’anonymes, scrutant les panneaux d’indications de rues, et gueulant à votre collègue « C’est par làààààà j’te dis » (pourtant j’avais rien bu !)
Evidemment, vous ne serez pas surpris en apprenant que la première tombe vers laquelle nous nous sommes dirigées a été celle de….. de… (putain suspens whouu)… JAMES DOUGLAS MORRISON ! (aaaah jim !)
Normal quoi…
Mais en chemin, nous avons tout d’abord croisé cet obélisque :
A croire que ce genre de monuments avait la côte au 19è siècle puisqu’il y en a dans tous les coins, de plus ou moins grandes tailles selon la richesse de « l’habitant ».
Mais pourquoi avoir photographier celui-ci en particulier me direz-vous ?
Tout simplement parce qu’il s’agit de la tombe de Branly, qui non content d’avoir donné son nom à de nombreuses écoles et autres bâtiments officiels, a contribué à l’invention de la Télégraphie Sans Fil. Autrement dit la TSF, autrement dit la radio. Il avait donc sa place sur mon blog qui parle de musique !
Sans lui, ptêt qu’on aurait jamais entendu les grosses têtes rendez-vous compte !
Et puis musique toujours, puisqu’à quelques mètres de là se trouve une vieille tombe qui a la particularité d’être toujours très bien entretenu et très fleurie malgré son « age »…
Celle de Frédéric Chopin, pianiste et compositeur polonais qui visiblement, conserve toujours énormément d’adeptes malgré sa mort il y a plus de 150 ans, vu la multitude de bouquets fleurs qui s’amoncellent sur sa sépulture. (Il est d’ailleurs inscrit sur la petite feuille de ne pas mettre le papier avec les fleurs, histoire que ça fasse plus joli quoi)
Juste en face, et là, ça m’a fait mal au cœur quand même vu comme Chopin est fleuri… La pauvre tombe toute moche et riquiqui de Pierre Desproges. Un mec aussi génial dans son art, et partit si tôt mériterait plus à mon avis…

(Limite les gens n’y font pas gaffe tellement elle est insignifiante !)
C’est là aussi qu’on a perdu un quart d’heure à tourner autour de cette (putain) de 11è division, vu que je sais toujours aussi bien lire un plan et que j’étais persuadée de trouver Jim dans ce coin.
(oh ça va hein, c’pas la peine de ricaner, vu le nombres de touristes égarés qu’on a vus là et retrouvés ensuite près de la tombe de Morrison, c’est que vraiment le plan offert est tout pourrave !!)

Ça nous a permis de voir combien la nature aime à reprendre ses droits aussi !
Finalement cette fameuse tombe, la plus visitée du cimetière et qui fait l’objet d’un véritable culte (normal pour un Dieu), se trouve dans la 6ème division et est entourée depuis quelques années par des barrières afin d’éviter les débordements, les tags, les réunions en tous genres – jim es-tu là ?, etc…
(j’y avais même vus deux cow-boys de la police lors de ma première visite. Ils se faisaient chier comme des rats morts)
Alors oui, elle est moche, oui elle est coincée autour de plein de grands autres trucs, et oui y’a rien de spécial à y voir. (et non y’a quasiment pas de fleurs vu qu’on peut pas l’approcher à moins de 1m50)
La faute aux (cons de) fans tout ça…
A sa mort, en 1971, un buste fut installé sur le haut de la pierre tombale (elle-même recouverte par la suite de mots à la gloire de jim), puis volée, puis remplacée quelques années plus tard, puis re-volée.
La famille a donc finalement décidée que les fans étant trop cons, y’avait pas besoin d’un buste de Jim. Aujourd’hui, seule la mèche (le clou ?) persiste.
Par contre, si vous avez de bons yeux, vous pourrez lire une inscription en grec sur la plaque.
Mais je pense aux taupes et j’ai fait un zoom… (même qu’on voit toujours pas en fait ! lol)
La phrase est KATA TON AIMONA EAYTOY et a été composée par son père, l’Amiral Morrison.
Je n’ai evidemment pas fait de grec, mais on pourrait la traduire par « en accord avec ce que la conscience considère comme étant bien ».
En gros, ça veut dire que Jim Morrison a toujours été fidèle à ses idées, ce en quoi il croyait, et non aux règles de la société. Il faisait comme bon lui semblait ! (Comme moi quoi ^^)
Pour finir sur ce petit chapitre Morrison, une question : « Pourquoi a t’il décidé de se faire enterrer en France, au Père Lachaise ? »
Il faut savoir que Jim Morrison a toujours aimé la France et Paris plus particulièrement. Il y avait trouvé refuge à la fin de sa vie (même s’il savait pas que c’était la fin mais bon) pour échapper à son statut de rock star qu’il ne pouvait plus voir en peinture, à la célébrité qu’il avait de plus en plus de mal à supporter et surtout pour y peaufiner et se consacrer à ses écrits et sa poésie qu’il considérait plus en accord avec ce qu’il était. Alors à l’image de l’un de ses auteurs préférés, Oscar Wilde, qui avait vécu et est mort à Paris, il a voulu se faire enterrer au même endroit.
Même si evidemment, la famille et les membres des Doors auraient préférés que sa dépouille repose aux états-unis et que la Mairie s’en serait bien passé aussi vu comme les « fans » ont tendance à saccager les tombes et arbres alentours ! (à coup de « jim c’est par-là » « the lizark king is here », ce genre de débilités)
D’ailleurs, le sujet du transfert du corps revient régulièrement sur le tapis… (mais nan, on l’a, on l’garde !
Þ)
Quelques tombes « marrantes » croisées ensuite….
(faut pas hésiter à cliquer sur les photos pour mieux voir !)

La famille « Cerceuil »…. z’ont dû avoir des prix !

Le caveau de Bruce Wayne ?
Non celui de la famille Gaumont ! (ça s’invente pas !!)
Un petit malin a même pris soin de « graver » batman
(ahahah, c’que le touriste est blagueur)
Les bras aussi, au même titre que les obélisques, avaient l’air très prisés… Je n’en ai croisés que par deux fois, mais quelque chose me dit qu’il doit y en avoir d’autres !
Ça nous a permis de faire les débiles, avec Caro dans le rôle de la candidate et moi dans le rôle de Julien Lepers (ouéouéouééé… les mains sur le buzzer… un indice chez vous sur votre écran… top… je suis…)
Cette sépulture appartient à un couple, et où l’on voit un bras sortir de chaque tombe.
Perso je trouve ça super glauque, mais même mon frangin a trouvé ça romantique… (moué)

Ce bleu-là, ça te saute un peu à la gueule dans une allée où tout est gris !
Famille CARRE – dedans, z’ont dû être facile à ranger ! ;o)
Caroline tenait ensuite à visiter la tombe des plus vieux maccabés présents, celle d’Héloïse et Abelard, les amants légendaires. (Je vais pas vous faire la story surtout que je connais absolument pas les détails mais en gros, c’était une pauvre gourdasse qu’est tombé amoureuse de son professeur, ils ont été séparés, exilés, se sont écrit des lettres d’amours enflammés comme jamais on t’a écrit, blablabla, l’amour fou quoi – pfff)
Ces (supposés) restes ainsi que ceux de Molière et de La Fontaine ont été rapatriés à l’ouverture du cimetière et ont constitués ainsi une espèce d’opération marketing avant l’heure et qui visait à faire enterrer leurs morts aux parigots totalement réfractaires à ce cimetière !
Malheureusement, le monument (classé) des deux lovers étant actuellement en travaux de restauration, nous n’avons pas pu voir grand chose, à part sa taille imposante.
Et puis enfin, nous arrivions au gigantesque mausolée de la Princesse Elisabeth de Démidoff (enfin c’est aussi celui de sa famille – la famille Strogonoff, comme le boeuf – mais c’est surtout elle qui est mise en avant !).
Il surplombe tout le cimetière et se trouve même quasiment pile au milieu. Pourtant, il n’apparait pas sur les cartes ! (bizarre bizarre, mais nous allons voir que ce n’est pas tout)
Bon en vrai on voit pas là mais le machin est super balèze, repérable des centaines de mètres à la ronde tellement il est plus grand que tout le reste !
Plus que le monument pourtant chargé symboliquement (il me faudrait un article entier et des connaissances supplémentaires pour décrypter les signes laissés sur ces murs), c’est la « légende » qui l’entoure qui m’a toujours fasciné !
En effet, à son décès en 1818, cette coquine de princesse décida d’inclure une clause à son testament, stipulant qu’elle lèguerait une très forte somme de francs Or à quiconque passerait une année entière, de nuit, dans la crypte parmi tonton, tata, beau-frère et toute la clique (vu la taille du machin, ils doivent être nombreux !!)
Plus d’un s’y est essayé mais aucun ne put y rester plus de 24 heures, victimes d’étranges apparitions (hallucinations ?) et leur causant une trouille pas possible voire même la folie pour certains.
La mairie de Paris décida qu’il était temps de faire arrêter ces conneries de popoff, et réussira à rendre caduque cette clause quelques temps plus tard ! (Mais pourtant, pendant des années, nombreux plaisantins se sont fait enfermés dans l’enceinte du cimetière pour aller faire coucou à Princesse, qui parait-il exaucerait les vœux. Sauf qu’en échange tu deviens tout pas bien – c’est ce qu’on m’a dit !)
L’heure de notre départ approchait et il fallait absolument que j’aille montrer à Caroline, ma tombe préférée, celle du gisant Victor Noir…
Mais en chemin, avant d’y arriver, nous avons croisés plusieurs personnages….
Hahnemann, le créateur de l’homéopathie (d’ailleurs, quand on regarde l’inscription on s’rend compte que le mot a perdu son « e dans l’o »)

La photo n’est pas retouchée, mate ses yeux, ça fait flipper nan ?
Gilbert Becaud qui conserve à l’évidence beaucoup d’admirateurs vu comme sa tombe est fleurie et remplie d’hommages…
…Comparée à celle de Marie Trintignant tout à côté et qui est plutôt, morne
Et là, peut être que ça expliquera l’absence de fleurs, mais l’empathe que je suis s’est vite vite barrée de là tellement l’ambiance était lourde, voire malsaine !!
(ça sent l’esprit pas parti ça, moijte l’dit !-brrrr ça fout les choquottes hein !
D)
Entre ces deux tombes, se trouve même celle de Sophie Daumier, comédienne ayant œuvré avec Guy Bedos, mais que je n’ai pas prise en photo puisque peu de gens se souviennent d’elle… (mais j’aurais dû en fait, la faute à la trintignant qui m’a perturbée tiens !!)
Et enfin, après un crapahutage sur les hauteurs du Père Lachaise, et en marchant sur la longue allée transversale….
…enfin je distinguais au loin les courbes de mon gisant préféré….
Victor Noir, de son vrai nom Yvan Salmon était un journaliste de 22 ans, dans le canard républicain « La Marseillaise ».
Un jour de 1871, ce jeune con (y’a pas d’autres mots) décida de provoquer en duel un cousin de Napoléon, et ce au nom d’un confrère (c’est pour ça que je dis qu’il était con un peu).
Le cousin a peine énervé et qui partait pas au quart de tour du tout lui tira juste une balle en plein cœur, tuant ainsi sur le coup ce pauvre Victor qui dit-on, devait se marier le lendemain.
En 1891, la dépouille de Victor Noir devenu entre temps un symbole de la liberté de la presse fut transféré au Père Lachaise où l’on décida de le représenter tel qu’il avait dû être à sa mort par une statue de bronze grandeur nature.
Les mains y sont donc relâchées, la bouche légèrement entrouverte, son chapeau est tombé à ses pieds, et puis surtout… son pantalon dégrafé laisse apparaitre une bosse relativement généreuse !
) (Dernier hommage à sa virilité ???)
Et si vous regardez bien la photographie, vous verrez que certains parties de la statue sont complètement lustrées….
En effet, sans qu’on ne sache vraiment pourquoi, on a prêté (et même encore maintenant) des pouvoirs surnaturels à ce gisant.
La légende veut que les femmes souhaitant voir l’élu de leur cœur se rapprocher d’elles, placent une fleur dans le chapeau puis donnent un baiser au jeune héros.
Celles qui souhaitent un brin de richesse devront quant à elles frotter l’intérieur d’une main (putain j’ai frotté comme une malade moi !
D)
Celles qui souhaitent être plus fertile ou tomber enceinte, n’ont qu’à frotter la fameuse bosse… (bon là, j’ai pas touché moi)
Et celles qui veulent que leurs amours durent toujours touchent l’emplacement du cœur (puisque c’est là qu’il a pris sa bastos)
Mais je n’ai pas parlé des chaussures ! Bah oui, vous voyez bien qu’elles aussi ne sont pas vert-de-gris.
Et bien c’est parce que comme toutes les légendes, il en existe plusieurs versions puisqu’évidemment, inventées de toutes pièces !….
Au fil des années, il n’a donc pas été rare pour les gardiens du cimetière de surprendre des dames « montées » sur le gisant, sans culotte, se frotter là où elles pouvaient. (et donc sur les godasses aussi, bande de dégueulasses !)
C’est d’ailleurs pour cette raison que la mairie de paris avait fait mettre des barrières tout autour il y a 5/6 ans mais qu’elle a dû faire enlever devant les nombreuses protestations ! (on veut s’frotter nous ! ouéééé ! ahahaha)
Il était temps presque temps de laisser ce pauvre Victor et de partir, mais avant, je voulais aller faire coucou à la tombe la plus fleurie de tout le cimetière….
Celle d’Allan Kardec, le « père » du Spiritisme.
(le premier a avoir étudié d’un point de vue philosophique, les tables qui tournent.
Jeu très à la mode, et pourtant Ô combien dangereux, à la fin du 19è)
Là encore, une légende existe pour expliquer toutes ces fleurs présentes sur la tombe de celui qui s’est appelé jusqu’à ses 50 ans Léon-Hippolyte-Denizart Rivail et mort en 1869.
En effet, on raconte que vous avez la possibilité de faire un vœu auprès du buste d’Allan Kardec, de prendre une fleur et de revenir y déposer un bouquet entier si le vœu s’est réalisé.
A en juger au nombre, faut croire que ça marche !! ;o)
En attendant, vous pouvez toujours méditer sur la devise inscrite sur le haut du dolmen (pourtant pas breton le mec mais bon) « Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la Loi »
C’en était fini de notre petit tour des célébrités….
J’ai vraiment hâte d’y retourner en tout cas, et pourquoi pas même d’y suivre des conférences afin d’en apprendre encore plus. (44 hectares…. ça doit regorger d’histoires, j’adore ! ^^)
Je n’ai pas tout vu, je n’ai pas pris tous ceux que je voulais en photo et je compte bien le faire très prochainement !
J’espère que vous avez appréciée cette « visite », et bien sûr je ne saurais que trop vous conseillez de vous y rendre, le calme et le silence qui règnent étant très… reposant !
Pour finir, une chanson (normal), celle que l’on diffuse lors des enterrements (même ma mère me l’a demandée, elle est grave), il s’agit bien sûr du fameux Adagio d’Albinoni.
Mais étant donné que la version originale (de 14 minutes !!) donne irrémédiablement envie de se coller la tête dans le four, je vous propose plutôt la version de…… THE DOORS !!
D
Qui n’est finalement pas très différente, mais en tout cas, beaucoup plus courte !
C’est celle-là même que l’on peut entendre à la fin du film d’Oliver Stone et où Jim déclame son American Prayer.
Et pour vérifier si vous avez écouté jusqu’au bout le morceau…. Il dit quoi Jim à la fin ? ;o)































